Avec « Wave Ya Soma », Wave Burkina Faso déploie une campagne (Septembre 2026) qui associe musique, personnalités publiques, affichage adapté aux réalités linguistiques locales et activations de terrain. Au-delà de la visibilité, le dispositif met en relation deux dimensions de la communication de la marque : créer une proximité avec les publics et rendre ses avantages tarifaires immédiatement compréhensibles.
Dans les services financiers numériques, la publicité doit résoudre une double équation : faire émerger la marque dans un environnement concurrentiel et donner au public une raison concrète de choisir ses services. La campagne « Wave Ya Soma » articule ces deux objectifs à travers des formats complémentaires, de l’écran aux lieux de fréquentation quotidienne.
Le nom « Wave Ya Soma » est formulé en mooré. Dans la région de Bobo-Dioulasso, notamment dans la vallée de Bobo, les affiches adaptent l’expression en dioula. Cette déclinaison linguistique permet à la campagne de tenir compte des réalités locales sans renoncer à son identité générale.
Pour la marque, l’enjeu est de rendre le message familier à différents publics. Cette adaptation est d’autant plus intéressante qu’elle s’inscrit dans une campagne qui cherche à parler d’un service numérique à partir de références culturelles et de situations quotidiennes. La langue contribue à rapprocher la prise de parole de son environnement, tandis que les autres éléments publicitaires doivent faire comprendre ce que Wave propose.

Elty, Kadi Jolie et une chanson, construire un univers reconnaissable
Le spot audiovisuel met en scène Kadi Jolie, incarnée par Aminata Diallo-Glez, et l’artiste Elty. Celui-ci adapte à l’univers de Wave la chanson « Burkina Faso » du groupe Bezou. La musique accompagne le film et lui donne une référence culturelle propre au paysage musical burkinabè.
Le choix est intéressant parce qu’il mobilise une chanson existante plutôt que de s’appuyer uniquement sur un discours explicatif autour de l’application. La musique apporte une dimension émotionnelle et culturelle au message, tandis que les deux personnalités lui donnent un visage.
Les affiches, faire passer la marque de la notoriété à la proposition commerciale
Sur les affiches, le dispositif s’élargit avec trois personnalités : Kadi Jolie, Elty et Moussavou H. Billa, journaliste, reporter, présentateur et commentateur sur Canal+.
L’affichage remplit ici une fonction différente de celle du spot. Il doit permettre une lecture rapide et rendre l’offre visible dans un environnement où l’attention est souvent brève. C’est pourquoi la représentation de l’application et les tarifs occupent une place importante dans le message.
L’interface présente plusieurs fonctionnalités : scanner, transferts, factures, banque, cadeaux, coffre, dépôt et retrait. Elle affiche notamment des dépôts, des retraits et des paiements. Ces exemples matérialisent les usages en montrant des opérations concrètes plutôt qu’en se limitant à une promesse générale de simplicité.
Les tarifs viennent préciser la proposition commerciale : dépôt et retrait à 0 FCFA, transfert à 0,5 % et paiement de factures à 0 FCFA. L’accroche « Déposer. Envoyer. Payer. » condense cette offre en trois actions faciles à identifier.
L’intérêt de cette construction est de rapprocher l’attractivité des personnalités d’une information directement utile au public. Les visages peuvent faciliter la reconnaissance de la campagne ; l’interface explique ce que l’application permet de faire ; les tarifs donnent un motif concret de s’intéresser au service. La hiérarchie visuelle reste déterminante pour que les éléments les plus attractifs ne masquent pas l’avantage commercial.

De la publicité à Rood Woko, inscrire la campagne dans les lieux de vie
La campagne ne se limite pas aux médias et à l’affichage. Elle comprend également des événements avec l’artiste dans des espaces fréquentés, notamment le marché de Rood Woko.
Cette dimension donne une autre portée au dispositif. Dans le spot, le public découvre un univers construit pour l’écran ; sur une affiche, il retrouve les codes de la campagne ; lors d’une activation, il peut rencontrer l’artiste dans un environnement physique. La marque multiplie ainsi les occasions d’entrer en contact avec ses publics.
Le choix d’un marché est particulièrement intéressant à examiner au regard du service promu. Il s’agit d’un espace où se déroulent des activités économiques et des échanges quotidiens. La présence de Wave dans ce contexte rapproche symboliquement la marque des situations dans lesquelles les services de paiement et de transfert peuvent être utiles.
La cohérence du dispositif : relier culture, offre et expérience
L’intérêt de « Wave Ya Soma » ne réside pas dans la simple accumulation de supports. Il tient à la possibilité de faire jouer des leviers différents au service d’une même proposition. La musique et les personnalités donnent une identité au spot. Les affiches rendent les fonctionnalités et les tarifs visibles. L’adaptation linguistique rapproche le message de certains publics locaux. Les activations prolongent la campagne dans des lieux de fréquentation quotidienne.
Le défi publicitaire : faire de la proximité un motif de choix
Avec « Wave Ya Soma », Wave Burkina Faso associe des références culturelles burkinabè, des personnalités publiques, une expression adaptée aux réalités linguistiques locales, une présentation des fonctionnalités de l’application et des arguments tarifaires. Le dispositif cherche ainsi à rendre la marque familière tout en donnant à son offre une dimension concrète.
La singularité de « Wave Ya Soma » se trouve dans cette articulation entre ancrage culturel et argument fonctionnel. Sa portée ne se juge pas uniquement à la visibilité des supports ou à l’attractivité des personnalités, mais à la capacité de l’ensemble à faire comprendre ce que Wave propose et pourquoi ses services peuvent trouver leur place dans les usages quotidiens.

