Le 22 octobre 2026, à Ouagadougou, au Burkina Faso, l’entreprise technologique Aïobi a organisé la première édition de son rendez-vous annuel « Aïobi Forward ». Devant près de 300 invités réunis au Centre Culturel du Faso, l’entreprise a présenté deux nouvelles solutions, Aïobi Workspace et Kuma, ainsi que sa vision du développement de l’intelligence artificielle et des outils numériques adaptés aux réalités des entreprises africaines.
Cette rencontre a notamment permis à Aïobi de présenter publiquement Aïobi Workspace et Kuma. À travers ces deux produits, l’entreprise entend développer des outils destinés à accompagner les organisations dans leur transformation numérique et l’exploitation de leurs données.
Pour Bowendsom Thibaud Nikiema, CEO d’Aïobi, le développement de l’intelligence artificielle et de la data suppose d’abord de disposer d’outils adaptés aux besoins des entreprises. « On parle de la data. Mais pour pouvoir aller à l’intelligence artificielle, pour pouvoir aller à la data, il nous faut des outils comme Aïobi Workspace. Des outils qui vous représentent », explique-t-il.
Cette approche traduit une volonté de construire un environnement technologique prenant en compte les réalités des organisations africaines, plutôt que de simplement adapter des solutions conçues pour d’autres marchés.

Construire des technologies à partir des réalités africaines
Créée en 2025 et basée dans la zone franche VITIB, en Côte d’Ivoire, Aïobi se présente comme une entreprise spécialisée dans la DeepTech et l’intelligence artificielle. Sa démarche repose sur un constat : les outils technologiques internationaux ne répondent pas toujours aux spécificités des marchés africains.
L’entreprise met notamment en avant les particularités des normes comptables, du droit des affaires, des langues et des environnements économiques du continent. Elle entend ainsi développer des modèles d’intelligence artificielle entraînés sur des données africaines, des solutions de gestion conformes aux normes OHADA et des interfaces intégrant des langues comme le mooré, le dioula et le wolof.
Sa mission affichée est de rendre l’intelligence artificielle accessible aux entreprises africaines, quelle que soit leur taille.
L’innovation technologique adossée à un groupe panafricain
Aïobi s’appuie sur le groupe BBS Holding / BURVAL Corporate, présenté comme un acteur panafricain de la sécurité privée. Selon les informations communiquées par l’entreprise, le groupe est présent dans huit pays et compte 12 000 collaborateurs.
Cet ancrage constitue un élément de son positionnement : associer le développement de solutions technologiques à l’expérience opérationnelle et à la présence panafricaine d’un groupe déjà implanté sur plusieurs marchés.
L’entreprise rassemble par ailleurs des compétences en intelligence artificielle, science des données, développement applicatif, infrastructure de données et cybersécurité.

Une ambition tournée vers les entreprises africaines
Avec Aïobi Forward, l’entreprise entend installer un rendez-vous annuel pour présenter ses avancées, ses nouveaux produits et ses perspectives dans le secteur technologique africain.
Après cette présentation du 22 octobre, Aïobi a également annoncé sa présence au Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO), les 31 octobre et 1er novembre 2026, sur le stand de l’Orange Digital Center. Les visiteurs pourront notamment y découvrir Kuma et créer leur compte sur place. Son CEO, Bowendsom Thibaud Nikiema, est annoncé sur le stand de 14 h à 16 h durant ces deux journées.
À travers le développement d’Aïobi Workspace et de Kuma, l’entreprise affiche une ambition : participer à la création de solutions technologiques conçues à partir des besoins du continent et capables de répondre aux standards internationaux. Reste désormais à voir comment ces outils seront adoptés par les entreprises et quelle valeur concrète ils apporteront à leurs activités.

