À l’occasion des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026, le Sénégal s’apprête à accueillir environ 630 médias nationaux et internationaux. Entre dispositif d’accueil, guide pratique, mobilisation des rédactions, formation des professionnels et valorisation des compétences locales, l’événement constitue aussi un défi majeur en matière de communication et de couverture médiatique.
Plus de 1 600 demandes d’accréditation ont été enregistrées par le Comité d’organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse (COJOJ) Dakar 2026. Au total, environ 630 médias ont été retenus pour couvrir la compétition, prévue du 31 octobre au 13 novembre 2026. Parmi eux, un peu plus de 200 sont des médias sénégalais, soit plus de 30 % des accréditations.
Ces chiffres ont été communiqués par Olivia Nloga, directrice exécutive chargée de la promotion de la marque au COJOJ, dans une interview accordée à l’Agence de presse sénégalaise (APS) le 14 octobre 2026. Elle y souligne l’intérêt suscité par cette première organisation des Jeux Olympiques de la Jeunesse sur le continent africain.
Un dispositif d’accueil pour les médias internationaux
Pour accompagner les rédactions dans leur travail, le comité d’organisation prévoit plusieurs espaces dédiés à la couverture médiatique. Le Centre principal de presse (Main Press Centre) disposera de 85 postes de travail. Trois autres centres de presse délocalisés sont également annoncés, notamment au centre équestre, au complexe Tour de l’Œuf et au stade Iba Mar Diop.
Ces installations doivent permettre aux journalistes de produire et de transmettre leurs contenus dans des conditions adaptées aux exigences de couverture d’un événement multisports international.
La mobilisation concerne également les médias du service public sénégalais. Lors d’une réunion tenue à Dakar le 27 octobre, le ministre de la Communication et des Relations avec les institutions, porte-parole du Gouvernement, Bacary Sarr, a échangé avec plusieurs responsables de médias et de sociétés nationales sur le plan de communication des Jeux. La billetterie, la mobilisation du public, la couverture médiatique et la circulation autour des sites figuraient parmi les sujets abordés.
Un guide pratique pour préparer la couverture des Jeux
En complément des infrastructures d’accueil, un guide pratique a été mis à la disposition des médias accrédités. Ce document rassemble les informations utiles à la couverture des JOJ Dakar 2026 et vise à faciliter la préparation des journalistes nationaux et internationaux avant et pendant la compétition. Il constitue une ressource de référence pour les professionnels mobilisés sur les différents sites, en leur permettant de disposer des informations pratiques nécessaires à l’organisation de leur travail et à la couverture de cet événement multisports.
Le guide pratique à destination des médias accrédités est accessible ici : Consulter le guide officiel des JOJ Dakar 2026.

Communication, digital et engagement, les missions du COJOJ
Dans l’entretien accordé à l’APS, Olivia Nloga a également précisé l’étendue de ses responsabilités au sein du comité d’organisation. En tant que directrice exécutive de la promotion de la marque, elle supervise cinq directions ou départements : la communication, le digital, le marketing, les cérémonies et l’engagement.
Sa mission consiste à construire une expérience qui dépasse les compétitions sportives et contribue à inscrire les Jeux dans la mémoire collective du Sénégal, de l’Afrique et du public international.
Elle met notamment en avant la dimension symbolique de cette édition : offrir à la jeunesse africaine une visibilité sur la scène internationale et démontrer la capacité du continent à organiser un événement sportif de cette envergure.
Au-delà des Jeux, un héritage en compétences et en opportunités
Pour Olivia Nloga, l’héritage des JOJ ne se limite pas aux infrastructures. Elle évoque notamment la formation de plus de 400 jeunes aux métiers de l’événementiel et de l’organisation sportive à travers la Learning Academy, ainsi que la mobilisation de 6 000 volontaires.
Le comité d’organisation met également en avant les retombées économiques locales. Selon la responsable, plus de 70 % des marchés attribués par le COJOJ ont été confiés à des entreprises sénégalaises. Une démarche qui vise à renforcer les capacités des prestataires locaux et leur expérience des standards internationaux.
En parallèle, la préparation des Jeux s’accompagne d’initiatives destinées à améliorer les pratiques médiatiques. Une vingtaine de journalistes sportifs ont ainsi participé, les 26 et 27 octobre, à une formation sur la couverture médiatique sensible au genre, organisée avec l’Association nationale de la presse sportive (ANPS) et la Fondation Heinrich Böll. Les échanges ont notamment porté sur les stéréotypes sexistes, le choix des mots, la conduite des interviews et le respect de la vie privée des athlètes.
Le ministère sénégalais de la Communication a également organisé une formation à destination des journalistes et créateurs de contenus sur la lutte contre la désinformation dans le sport. Ces initiatives rappellent que la qualité de la couverture des Jeux dépend aussi des compétences, de l’éthique et de la responsabilité des professionnels mobilisés.
Avec près de 2 700 athlètes attendus dans les sites de Dakar, Diamniadio et Saly, les JOJ Dakar 2026 constituent un rendez-vous sportif, médiatique et organisationnel majeur. Pour le Sénégal, l’enjeu est désormais de faire de cette première africaine une vitrine de ses capacités, mais aussi une occasion de renforcer durablement son écosystème médiatique et événementiel.

