La HAAC interdit une émission de Radio Maranatha

La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a relevé des manquements particulièrement graves lors de la diffusion de l’émission « Témoignage, qu’a-t-il fait pour toi ? » sur Radio Maranatha. Cette décision fait suite aux déclarations de l’invité, le sieur Samuel AKOWANOU, dont les propos ont été jugés d’une extrême gravité. Au cours de l’émission, celui-ci a notamment fait l’apologie du crime et du cannibalisme en décrivant avoir préparé et consommé de la chair humaine, allant jusqu’à expliquer son mode de cuisson.

Il a également confessé des faits criminels précis, notamment le meurtre d’un conducteur de moto au Nigéria dans le but de s’emparer du véhicule et de le revendre au Bénin. À ces aveux se sont ajoutées des déclarations relatives à un supposé trafic d’organes et à des actes de profanation, l’intéressé affirmant avoir tué des personnes atteintes de bossu pour prélever leurs bosses à des fins rituelles, ainsi qu’avoir déterré des crânes dans des cimetières. La HAAC a par ailleurs retenu une faute professionnelle à l’encontre de l’animateur, lui reprochant son manque de professionnalisme et sa légèreté pour avoir laissé de tels propos être diffusés à l’antenne sans encadrement ni interruption.

Sous la signature de son président, Edouard C. LOKO, la HAAC a arrêté plusieurs mesures. L’émission « Témoignage, qu’a-t-il fait pour toi ? » est interdite jusqu’à nouvel ordre. L’animateur, Monsieur Daniel MONTCHO, est quant à lui frappé d’une interdiction d’antenne pour une durée illimitée. L’institution a également décidé de saisir le Procureur de la République concernant les déclarations criminelles de Samuel AKOWANOU. Un avertissement formel a été adressé à la radiodiffusion Radio Maranatha. La décision prend effet immédiatement dès sa notification et sa publication au Journal Officiel.

Enfin, la HAAC considère que le promoteur de la radio a violé plusieurs dispositions légales, notamment l’article 23 de la Constitution du Bénin, les articles 13, 45, 46 et 229 du Code de l’Information et de la Communication, ainsi que les articles 14 et 15 de la convention signée avec l’autorité de régulation.

Partager cet article
Lien à partager
Article précédent

Lamine Guirassy, bâtisseur d’empire médiatique en Guinée

Article suivant

L’UJRM engage la concertation autour de la future Charte des reporters

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

PublicitéEmplacement disponible · 728 × 90
À lire ensuite