À Ebolowa, 15 journalistes ont participé à une formation consacrée à leur sécurité dans l’exercice du métier. Portée par le Syndicat national des journalistes du Cameroun avec la Fédération internationale des journalistes et les partenaires de Cameroun Média+, l’initiative aborde aussi bien les risques sur le terrain que la protection des données et des sources.
Comment évaluer les risques avant un reportage ? Quelles précautions prendre lorsqu’on travaille dans un environnement exposé ? Comment protéger ses sources, ses données et ses communications ?
Ces questions étaient au cœur de la session organisée le 18 septembre à Ebolowa, dans la région du Sud du Cameroun. Les journalistes participants ont travaillé sur plusieurs dimensions de la sécurité, notamment la protection physique, la sécurité numérique, la protection des sources et l’évaluation des risques. L’objectif est de donner aux professionnels des médias des outils pratiques pour anticiper les situations auxquelles ils peuvent être confrontés dans le cadre de leur travail.
Une formation déployée dans plusieurs régions
La session d’Ebolowa constitue une nouvelle étape du déploiement national du programme. Des formations ont déjà été organisées dans les régions du Nord-Ouest, de l’Ouest, du Centre et du Sud-Ouest. Le programme prévoit son déploiement dans les dix régions du Cameroun, avec l’ambition de renforcer les capacités des journalistes en matière de sécurité et de pratiques professionnelles.
Cameroun Média+ comme cadre
Cette initiative s’inscrit dans le projet Cameroun Média+, lancé par Canal France International (CFI) et financé par l’Union européenne. Le projet vise notamment à renforcer les capacités des professionnels des médias et à promouvoir des pratiques journalistiques responsables. Le Syndicat national des journalistes du Cameroun participe à la mise en œuvre de cette composante avec la Fédération internationale des journalistes et les autres partenaires du projet.
La sécurité, un enjeu qui évolue
La sécurité du journaliste ne se limite plus aux risques physiques rencontrés sur le terrain. La protection d’une enquête peut également dépendre de la manière dont sont stockées les informations, communiquées avec les sources ou protégées les données sensibles. Pour les rédactions, ces compétences deviennent donc une partie intégrante de la préparation d’un reportage. Se former à la sécurité revient aussi à mieux préparer les conditions dans lesquelles l’information peut être recueillie, vérifiée et publiée.