Le Burkina Faso franchit une nouvelle étape dans la réorganisation de la régulation des médias et du numérique. Wendingoudi Louis Modeste Ouédraogo, qui présidait jusque-là le Conseil supérieur de la communication (CSC), a été nommé à la tête de l’Autorité de régulation de la communication et du traitement des données à caractère personnel (ARCOD), créée à la suite de la fusion du CSC et de la Commission de l’informatique et des libertés (CIL).
La nomination de Wendingoudi Louis Modeste Ouédraogo a été officialisée par un décret signé le 16 octobre 2026 par le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. Il dirigeait le CSC depuis le 2 août 2024. La création de l’ARCOD s’inscrit dans une réforme institutionnelle visant à réunir au sein d’une même structure deux domaines étroitement liés : la régulation de la communication et la protection des personnes à l’égard du traitement de leurs données personnelles.
Communication et données personnelles : un périmètre élargi
La fusion du CSC et de la CIL répond à l’évolution des usages numériques, dans un contexte où les médias, les plateformes en ligne et les traitements de données personnelles soulèvent des questions de régulation de plus en plus imbriquées. Pour les acteurs de la communication, cette réorganisation institutionnelle constitue une évolution à suivre. La régulation des médias et la protection des données touchent notamment aux pratiques numériques, à la circulation de l’information et aux responsabilités des organisations qui collectent ou traitent des données personnelles.
La mise en place de l’ARCOD devra ainsi donner corps à ce rapprochement institutionnel, notamment à travers l’organisation de ses missions et l’exercice effectif de ses prérogatives. Avec cette nomination, Wendingoudi Louis Modeste Ouédraogo passe de la présidence du CSC à celle d’une autorité dont le champ de compétences couvre désormais la communication et le traitement des données à caractère personnel.

