Le Chariow Tour 5.5 a fait étape à Ouagadougou, au Burkina Faso, le 16 octobre 2026 pour rencontrer les créateurs de contenu, formateurs et entrepreneurs du numérique. À travers cette rencontre, l’équipe a présenté les possibilités offertes par Chariow pour commercialiser des produits numériques, toucher de nouveaux marchés et développer des sources de revenus en Afrique.
Comment transformer ses compétences et ses connaissances en revenus grâce au numérique ? C’est l’une des questions au cœur du Chariow Creators Meetup, organisé à Ouagadougou dans le cadre du Chariow Tour 5.5. Cette rencontre a réuni des créateurs de contenu, des formateurs et des entrepreneurs autour des opportunités liées à la vente de produits numériques.
Chariow est un service d’Axa Zara, une société technologique qui fournit des solutions logicielles. Axa Zara n’est pas un prestataire de services de paiement ni un marchand de référence. Les services de paiement et de facturation sont assurés par des prestataires agréés, en partenariat avec MiMo Global Inc. et ses filiales. Cette distinction permet de comprendre le rôle d’Axa Zara dans le développement de Chariow et celui des partenaires qui interviennent dans les opérations de paiement.
Pour Abdoulaziz Ouédraogo, Chief Marketing Officer et Country Manager Côte d’Ivoire chez Axa Zara, cette tournée vise à aller à la rencontre des créateurs africains, à leur présenter les fonctionnalités de la plateforme et à favoriser les échanges entre les acteurs de l’écosystème numérique.
Après une première étape à Bamako, au Mali, l’équipe a poursuivi son parcours à Ouagadougou. La tournée devait ensuite passer par Conakry, en Guinée, puis par Kinshasa et Brazzaville. Au-delà de la démonstration des outils, l’initiative entend encourager les créateurs à mieux exploiter les possibilités de commercialisation de leurs savoir-faire.
Simplifier la vente de produits numériques en Afrique
La vente de formations, de livres numériques et d’autres contenus dématérialisés offre aux créateurs la possibilité de commercialiser leur expertise auprès de publics situés dans différents pays. Mais cette activité reste confrontée à plusieurs contraintes, notamment la diversité des moyens de paiement, les différences entre les marchés et les difficultés liées aux transactions transfrontalières. Pour Mahougnon Elias, CEO et Team Manager d’Axa Zara, l’enjeu consiste à réduire ces obstacles techniques et financiers afin de permettre aux créateurs de se concentrer davantage sur la qualité de leurs produits et le développement de leur activité commerciale.
Lancée en janvier 2025, Chariow propose un environnement de vente en ligne permettant de commercialiser des produits numériques sans devoir développer soi-même une infrastructure technique. La plateforme s’appuie notamment sur Moneroo, une solution d’orchestration des paiements destinée à connecter différents moyens de paiement. Cette approche répond à un besoin concret pour les entrepreneurs qui souhaitent élargir leur clientèle au-delà de leur marché national. Elle leur permet de disposer d’outils de commercialisation tout en limitant les contraintes techniques liées à la création d’une boutique numérique.
Lors de la rencontre, Mahougnon Elias M. a également présenté l’évolution de la plateforme et les résultats qu’elle revendique à l’échelle du continent. Ces éléments illustrent l’ambition de Chariow de s’inscrire dans un marché où les créateurs cherchent de nouvelles voies pour valoriser leurs connaissances, leurs compétences et leurs contenus.
De nouveaux marchés et des fonctionnalités en développement
L’expansion géographique figure parmi les axes de développement de Chariow. Lors du meetup, l’équipe a évoqué l’intégration de nouveaux marchés africains et l’adaptation des moyens de paiement aux réalités locales. Au Burkina Faso, l’intégration de Wave a également été annoncée, avec des possibilités de retrait des revenus qui restaient à compléter au moment de la rencontre. Parmi les évolutions présentées figure Chariow Discover, une marketplace envisagée pour sélectionner et mettre en avant certains produits hébergés sur la plateforme. L’objectif est de proposer un canal supplémentaire de visibilité aux créateurs retenus et de faciliter la découverte de leurs offres par de nouveaux clients.
D’autres fonctionnalités ont été évoquées, notamment le co-publishing, qui permettrait à plusieurs créateurs de concevoir et de commercialiser ensemble un produit, tout en définissant à l’avance la répartition des revenus. L’entreprise a également présenté des perspectives d’expansion vers l’Afrique du Nord et certains marchés européens francophones. L’ajout de nouvelles langues et le développement de nouvelles possibilités de retrait, notamment par virement bancaire et par cryptomonnaie, font aussi partie des évolutions annoncées.
Le déploiement effectif de ces fonctionnalités et leur disponibilité dans les différents pays seront déterminants pour les utilisateurs. Pour les créateurs, l’enjeu ne consiste pas seulement à accéder à de nouveaux outils, mais à pouvoir les utiliser dans des conditions adaptées à leur activité.

La visibilité et le marketing, des leviers pour vendre
Disposer d’une boutique en ligne ne garantit pas automatiquement des ventes. La question de l’acquisition de clients a donc occupé une place importante dans les échanges entre l’équipe de Chariow et les participants. Bérenger Yarbanga, créateur de contenus animés, a notamment interrogé l’équipe sur les moyens de vendre des produits à des personnes qui ne connaissent pas encore la plateforme. En réponse, Abdoulaziz Ouédraogo a insisté sur l’importance de construire une communauté autour de son activité, de proposer éventuellement des extraits gratuits d’un produit payant et d’utiliser progressivement la publicité numérique.
Cette approche souligne un enjeu central du commerce digital : la réussite commerciale dépend autant de la qualité du produit que de la capacité à identifier son public, à communiquer sur la valeur de son offre et à transformer l’intérêt des internautes en achats. Pour les créateurs burkinabè, la démarche suppose de travailler leur positionnement, de comprendre les besoins de leurs audiences et de construire une stratégie de promotion cohérente avec leurs moyens. La publicité peut contribuer à accroître la visibilité d’une offre, mais elle ne remplace ni la pertinence du produit ni la confiance des acheteurs.
Les participants ont également abordé des questions techniques concernant les interfaces de programmation (API), les notifications automatiques, le suivi des formations et les outils de gestion des ventes. Certaines possibilités existent déjà, tandis que d’autres évolutions, notamment en matière de suivi et de certification, ont été annoncées pour la suite.
La monétisation des talents, un enjeu pour l’économie numérique africaine
L’étape de Ouagadougou met en lumière une question plus large : comment permettre aux compétences, aux connaissances et aux contenus produits en Afrique de trouver des débouchés commerciaux au-delà des frontières nationales ? Formateurs, consultants, artistes et créateurs de contenus peuvent transformer leur expertise en produits numériques et les proposer à des publics géographiquement éloignés. Mais la pérennité de ces activités repose sur plusieurs facteurs : l’accès aux paiements, la qualité des offres, la visibilité, la relation client et la capacité à répondre à une demande réelle.
En organisant cette tournée, Axa Zara cherche à présenter Chariow, à accompagner la prise en main de ses outils et à recueillir les besoins des créateurs. Pour les acteurs burkinabè, l’enjeu consiste désormais à tirer parti de ces solutions pour développer des offres pertinentes et construire des modèles économiques viables. La monétisation des talents africains ne se résume pas à la mise en ligne d’un produit. Elle suppose aussi de savoir le positionner, le promouvoir et le vendre sur un marché où les opportunités dépassent de plus en plus les frontières nationales.

