Le gouvernement du Burkina Faso a procédé ce vendredi 27 février 2026 au lancement officiel de la plateforme numérique « Burkina en marche », un outil destiné à centraliser et valoriser les réalisations de l’action gouvernementale depuis l’arrivée au pouvoir des autorités actuelles.
La cérémonie officielle s’est tenue à Ouagadougou sous la coprésidence du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, et de la ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Aminata Zerbo/Sabané (Net Afrique, 27 février 2026). Selon les autorités, la plateforme a vocation à constituer une mémoire numérique des initiatives engagées depuis 2022. Elle regroupe des données, images, vidéos, statistiques et témoignages couvrant plusieurs secteurs : sécurité, infrastructures, santé, éducation, économie et culture (Digital Magazine BF, 27 février 2026).
Les responsables gouvernementaux ont présenté l’initiative comme un instrument stratégique permettant de structurer le récit national et de rendre visibles les avancées enregistrées. Lors de son intervention, le ministre de la Communication a insisté sur la nécessité pour le Burkina Faso d’écrire et de diffuser sa propre histoire à l’ère du numérique (Digital Magazine BF, 27 février 2026).
Une réponse à la désinformation numérique
La ministre en charge de la Transition digitale a expliqué que la plateforme s’inscrit également dans une dynamique de lutte contre la désinformation. Elle vise à mettre à disposition des contenus structurés et vérifiés, susceptibles d’être exploités par les moteurs de recherche et les outils d’intelligence artificielle, afin d’améliorer la représentation du pays en ligne (Digital Magazine BF, 27 février 2026).
La plateforme « Burkina en marche » est organisée par ministère et par secteur d’intervention. Elle est accessible sur supports numériques et se veut évolutive, avec une mise à jour régulière assurée par les services de communication des différents départements ministériels (Net Afrique, 27 février 2026). Elle propose des contenus en plusieurs langues, notamment en français et en langues nationales, avec une ambition d’ouverture vers d’autres langues internationales afin d’élargir son audience (Libre Info, 27 février 2026).
Ce lancement s’inscrit dans une volonté affichée des autorités burkinabè de renforcer la souveraineté informationnelle du pays. Le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, avait déjà appelé à une maîtrise accrue du récit national face aux influences médiatiques extérieures (RT France, 2025). burkina-en-marche.gov.bf