La 15ᵉ édition des Universités africaines de la communication de Ouagadougou (UACO) a officiellement ouvert ses portes le 7 octobre 2026 à l’Université Joseph-Ki-Zerbo. Jusqu’au 9 octobre, journalistes, chercheurs, communicants et acteurs des médias échangent sur les défis de la communication africaine dans un contexte marqué par la désinformation et les stratégies d’influence.
Placée sous le thème « Dans un contexte de guerre communicationnelle, quelles attitudes et aptitudes pour les acteurs de l’information et de la communication en Afrique ? », cette édition interroge la capacité des professionnels à produire une information fiable et à maîtriser les récits portant sur le continent. Lors de l’ouverture, le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a appelé à une communication africaine souveraine et responsable.

35 communications et un forum consacré aux médias de l’AES
Le programme prévoit 35 communications organisées autour de deux axes de réflexion. Les échanges portent notamment sur les pratiques professionnelles, les politiques publiques et les stratégies de communication adaptées aux réalités africaines.
Parmi les temps forts figure le premier forum des acteurs des médias de la Confédération des États du Sahel (AES), organisé autour du thème « Médias et souveraineté de la Confédération des États du Sahel ». Cette initiative vise notamment à renforcer la coopération entre les professionnels des médias du Burkina Faso, du Mali et du Niger.
Au-delà de la production de contenus, la question des récits
Pour les professionnels de la communication et du marketing, les enjeux soulevés par les UACO dépassent la seule diffusion de l’information. Ils concernent également la crédibilité des sources, la compréhension des publics, la construction des récits et la capacité des organisations à communiquer dans un environnement marqué par la circulation rapide des contenus.
Cette édition remet ainsi au centre des discussions une question stratégique : comment les acteurs africains peuvent-ils renforcer leur capacité à produire, vérifier et diffuser des informations tout en préservant la crédibilité de leur communication ?
Les travaux se poursuivent jusqu’au 9 octobre 2026 à Ouagadougou.

