Ben Idriss Zoungrana, l’un des baobabs de la photographie burkinabè

Le photographe burkinabè Ben Idriss Zoungrana, affectueusement appelé Big‑Z, s’est éteint le vendredi 13 mars 2026 à l’âge de 73 ans, à Ouagadougou, laissant derrière lui un immense héritage visuel pour la mémoire du pays.

Né dans les années 1950, Ben Idriss Zoungrana se passionne très tôt pour l’image. Il entame sa carrière professionnelle en 1973 au quotidien privé L’Observateur, devenu plus tard L’Observateur Paalga, où il exerce comme journaliste‑photographe et reporteur sportif. (Lefaso.net) Pendant plus de quatre décennies, son objectif a immortalisé les événements majeurs de l’histoire du Burkina Faso, de ses évolutions politiques aux temps forts de la vie sociale et culturelle. Il a notamment photographié plusieurs personnalités politiques et figures publiques à travers différentes périodes historiques du pays. (Afrique in Visu)

Au fil des ans, Zoungrana a constitué un fonds photographique riche de milliers d’images couvrant non seulement l’actualité politique et sportive, mais aussi des moments de vie quotidienne, des événements culturels et des mutations urbaines. Son travail est aujourd’hui considéré comme une mémoire visuelle essentielle du Burkina Faso. (Lefaso.net ; Afrique in Visu)

Au‑delà de la technique, il a imprimé sa marque par sa présence humaine, sa passion et son professionnalisme. À ses obsèques, qui ont eu lieu le 15 mars 2026 au cimetière municipal de Gounghin, amis, collègues et admirateurs ont salué son parcours exceptionnel et son rôle de pionnier dans le développement de la photographie de presse au Burkina Faso. (Lefaso.net)

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